La libéralisation des échanges exclue-t-elle des mesures protectionnistes?

Publié le par Underground Addict

Cet article a été réalisé après l’affaire de la taxation du roquefort de la part des Etats-Unis afin de riposter contre les mesures protectionnistes de l’Europe n’acceptant pas de mettre en circulation de la viande aux hormones sur le marché européen.  

    

     La mondialisation qui devient un phénomène de plus en plus important n’est plus contestable dans sa globalité. Ce phénomène a permis d’apporter de nouvelles possibilités d’échanges aussi bien pour les pays développés que pour les pays en voie de développement : les théories classiques (Smith, Ricardo) et néoclassique (Hecksher, Ohlin, Samuelson) confirme cet aspect positif. Toutes les économies du monde sont tournées vers ce modèle.

 

Cependant, faut-il libéraliser aveuglément les échanges sans prendre en compte les aspects négatifs que cela peut apporter ?

 

Comme avec de nombreuses théories, il faut apprendre à nuancer pour l’adapter à la pratique. Friedrich List a par exemple montré les bienfaits que peut apporter une politique protectionniste au niveau des industries naissantes. La politique actuelle de l’OMC est actuellement critiquée pour son matraquage pour le libre échange en excluant systématiquement les mesures protectionnistes. Il faut que l’économie de marché reste humaine et équitable en tolérant, quand  cela est nécessaire comme pour un secteur en difficulté, des mesures visant à le protéger. Un organisme au même titre que l’OMC pourrait s’occuper de ces vérifications. La libéralisation des échanges peut, à mon avis, exister tout en instaurant de manière occasionnelle et justifié des mesures protectionnistes. De plus, afin de limiter les effets négatifs du libre-échange les Etats devraient renforcer une coopération mutuelle.

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Publié dans Débats politiques

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